Accéder au contenu principal

Le "lore", j'adore

En traduction directe, le terme anglo-saxon lore se traduit par tradition, coutume ou de façon étendue un savoir de type traditionnel. Ce mot entre dans la construction de folklore, qui a été importé en français. Il désigne sans trop de surprise un ensemble de coutumes, de savoirs, de savoir-faire populaires.
Mais pour peu qu’on apprécie la fiction de l’imaginaire, quelle qu’en soit l’application ( littéraire, cinématographique, rôliste ou vidéo ludique par exemple ), on emploie lore de manière un peu plus libérale pour parler de tout l’univers, la toile de fond d’une histoire ou d’une action. Plus l’univers crée pour servir de décor et d’appui à une narration est complexe, plus le lore est riche.
C’est sans doute la marque de mon côté rôliste et particulièrement maître de jeu qui parle, mais j’adore raconter des histoires. Et j’adore créer les univers dans lesquels ces histoires prennent vie. Je ne dis pas qu’ils sont d’une complexité délirante, parce que je pense qu’il y a un niveau de détail au-delà duquel cela ne fait qu’ajouter du poids, et non plus de l’âme à une œuvre. Mais tout ce qui va apporter de la vie, injecter de l’énergie à l’univers, ça j’adore. Savoir qu’il reste en arrière-plan de l’histoire une bonne dose de lore qui ne demande qu’à être explorée, voire qu’on peut distiller en douce pour que les plus avides s’y intéressent et en renouent les fils, juste pour le plaisir. Voilà une chose qui me fait frétiller dans une œuvre.




Pour parler franchement, à la création d’une histoire, c’est bien souvent ce qui vient à moi en premier lieu. Avant la première étincelle des personnages. L’exercice de création d’un univers ressemble vraiment à tailler une pierre dans laquelle on aperçoit des éclats brillants. Pas forcément précieux, mais de petites paillettes qui captent l’attention et donnent un frisson d’anticipation. Puis, à petits coups de marteau, on parvient à en dégager de plus en plus et on découvre qu’elles ont une cohérence entre elles. D’autres devront être fondues pour donner quelque chose qui possède une valeur. Et dans le processus, le marteau sur la pierre fait jaillir ces fameuses étincelles : le premier concept de personnages. Tous ne prendront pas forcément corps, ou alors de façon très différente de la première impression qu’ils ont laissée.
L’important est de garder leur empreinte, tandis qu’autour d’eux se cristallise l’univers qui va les façonner à son tour.

Ici ce sera créer une dynastie, cent ans de complots politiques, là, un système de magie, un nouvel ordre mondial, la science d’une autre planète… mais surtout comment ces spécificités affectent la façon dont les peuples vivent, dont les individus pensent, évoluent, espèrent, communiquent.

Donc à l'occasion de mes newsletters, je partagerai avec les intéressés du lore, de la culture parallèle concernant mes univers, mais aussi, celui qui dans notre univers, me donne de l'inspiration et se transforme pour revêtir de nouveaux habits.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Pérismer, tome 2 : L'ombre de Luisen

Tadaaa, je l'ai dévoré, alors ne tardons pas ! L'ombre de Luisen, de Franck Dive, que j'ai pu lire grâce aux éditions Mnemos, que je remercie encore pour cette chance.



Alors que Pérismer se remet à peine de la guerre contre les noctères, une ombre s’étend sur l’empire fayeries et Luisen s’enfonce dans les ténèbres. Forcés de réagir, nos quatre héros se retrouvent de nouveau emportés dans la tourmente et plongés au cœur de révélations qui pourraient bien les briser. Le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne suis pas restée sur ma faim. L'auteur reprend ses personnages et les modèle au fil d'une évolution qui nous permet de les apprécier encore davantage. Ils grandissent, chacun à leur manière et tous sont également attachants, émouvants. Encore une fois, j'admire leur humanité entière, la façon dont ils mettent leurs compétences à l'oeuvre pour trouver des solutions aux problèmes qu'ils rencontrent.  Chacun à sa mesure, avec ses particularités, s…

Identités

J'ai lu Identités, de C.Sizel, aux éditions Plume Blanche.


Peur. Discrétion.
Les règles ont changé. Le territoire est divisé entre différents gangs qui tiennent les rues d’une main de fer. Ce monde, c’est celui de Lia et si elle veut y survivre, elle va devoir s’adapter !

D'abord, je dois dire que la dystopie c'est quelque chose que j'affronte plus volontiers au cinéma pour de pures raisons de survie, étant hypersensible : ça va plus vite, c'est tape à l’œil et je peux critiquer les incohérences pour éviter de fondre en larmes. Je gère mal la cruauté et le côté accablant des univers généralement dépeints dans ces œuvres et le côté lissage hollywoodien me rend de ce point service. Néanmoins, j'étais curieuse et je ne le regrette pas du tout. C'est typiquement le genre de roman difficile à chroniquer sans en gâcher les surprises, sans en diluer le sel, donc je vais me borner à l'essentiel. Il est vraiment bien construit et bien narré. L'héroïne est attach…

Publication d'Outre-Temps

Voilà la nouvelle tant attendue, Outre-Temps Livre I paraîtra aux Éditions Plume Blanche en septembre 2019.
Je ne pouvais pas ne pas en toucher un mot ici, évoquer comment la saga a ouvert ses verrous et prendra forme pour devenir un livre, un objet à partager. Curieuse sensation, extrêmement curieuse. Qui le sera sans doute bien plus une fois que je tiendrai le résultat terminé entre les mains.

Ceux et celles qui ont approché ce projet savent qu'il était initialement prévu sous forme de quatre tomes. Même si dans mon esprit, il ne s'agissait qu'un seul long et même tome, fractionné pour des raisons d'ordre pratique. Ceux qui l'ont approché aux origines se souviendront peut-être que le projet initial comptait pas moins de huit tomes. Si, si. Parce que l'univers devait y être beaucoup plus développé, les sous-intrigues plus nombreuses. En somme, quelque chose qui ne s'accordait pas très bien avec un projet orienté jeunesse.
Ces quatre tomes donc, paraîtro…