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No NaNo

J’ai participé au NaNoWriMo trois ans d’affilée. La première année, j’ai abandonné très rapidement car je ne parvenais pas à trouver le bon rythme. Les deux années suivantes, je suis allée au bout de l’épreuve, mais au-delà de la satisfaction d’avoir traversé le désert en vie et une bannière, je n’en ai pas retiré grand-chose.
Beaucoup de mots alignés, la sensation d’avoir brassé trop vite, de m’être essoufflée. Et ce que j’ai écrit alors, j’ai peur de devoir le réécrire avec une attention, une tension différentes plus tard. Un arrière-goût amer, en somme.




Un ressenti qui n’a rien à voir avec celui d’être portée par le flux, comme ça a été le cas ce mois-ci. En un sens, on peut dire que j’ai terminé un NaNo avec un mois d’avance. La vérité c’est que si je me sens habitée par un projet, portée par l’excitation, je suis incapable d’attendre une date officielle pour le travailler. Le bousier et moi avons besoin d’une micro-conjonction astrale personnelle, que nos petits astres intérieurs (nos lampions de papier) soient alignés en bon ordre. Le projet doit avoir suffisamment mûri, pris corps. Il doit être sur le point d’éclater.
Bien sûr, il y a aussi de ces moments d’écriture où chaque mot coûte et où il faut s’accrocher. Mais dans ces cas-là, inutile de songer à atteindre les quotas du NaNo. Quelques mots pour obliger la machine à fonctionner. Surtout ne pas laisser totalement refroidir le moteur sous peine de le sentir se gripper. Dans ces moments-là, je me laisserais davantage tenter par le défi sablier, organisé par Samantha Bailly (lien). Davantage pour cibler dans le temps cette expérience de souffrance et lui fixer une limite au-delà de laquelle je pourrais dire « j’ai fait ce que je pouvais ».

Le reste du temps, je fonctionne au fil d’un rythme le plus naturel possible. Dans cette logique, je crois que je ne renouvellerai plus l’expérience, même si à sa manière, elle a été formatrice.
Alors, tous mes encouragements à tous ceux qui se lancent dans l’aventure du NaNoWriMo 2017. Nouveaux coureurs, vieux routards, bon vent à vous. Pour moi, la fin de l’année sera place sous le signe des corrections !

Et vous ? Comment écrivez-vous ? Le NaNo vous est-il utile ? Ou le défi sablier ?

Commentaires

  1. Hello !
    Je suis comme toi, j'ai testé le NaNo (deux fois en ce qui me concerne), ça n'a jamais pris. Je n'arrive pas à faire coïncider le démarrage d'un projet avec une date précise déjà. Et puis je n'aime pas me mettre une pression supplémentaire, je trouve que ça donne une production au kilomètre, pas la meilleure qui soit. Mais je crois que ça aide plein de gens à achever un projet, ce qui est déjà un bon pas en avant :)

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    Réponses
    1. Tout à fait, chacun trouve son style, son rythme, son alchimie. je suis contente de m'y être frottée victorieusement, c'est une expérience. Maintenant je crois que j'ai à peu près trouvé le fonctionnement qui me convient le mieux. En avant pour de nouvelles expériences donc. :)

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