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Les mystères de Larispem : Les jeux du siècle

J'ai terminé le second tome des Mystères de Larispem, par Lucie Pierrat-Pajot, aux éditions Gallimard Jeunesse : Les jeux du siècle.



À l'aube du XXe siècle, les jeux de Larispem sont lancés! Carmine, la fougueuse louchébem, Nathanaël, nouvellement apprenti au Cochon Volant, et Liberté, technicienne à la tour Verne, forment l'une des six équipes de ce Jeu de l'oie à échelle humaine. Pendant ce temps, la comtesse Vérité œuvre dans l'ombre pour s'emparer de la Cité-État. L'intrépide trio parviendra-t-il à déjouer ses plans ? Et sauront-ils décoder le Livre de Louis d'Ombreville, qui suscite tant de convoitises ?
Course poursuite dans le cimetière Lachaise ou chevauchée sauvage d'un taureau mécanique... d'un arrondissement à l'autre, les épreuves se succèdent et le danger grandit.

Pour mémoire, j'avais vraiment beaucoup apprécié le tome 1, son ambiance dans ce Paris alternatif où les communards ont gagné la bataille. Ma chronique à ce sujet est ici.
Indubitablement j'ai aimé ce tome-ci, j'ai été ravie de retrouver son atmosphère si particulière et ses trois principaux personnages. J'ai aimé le développement du contexte, du point de vue des antagonistes et les drames relationnels qui se jouent ici. Est-ce que pour autant je l'ai autant aimé que le premier? Je ne suis pas sûre de pouvoir répondre à cette question. D'abord pour des questions de goût purement personnel: les jeux d'abord. C'est un ressort avec lequel j'ai un peu de mal, je trouve que c'est souvent l'occasion d'ajouter des péripéties très artificielles au récit (j'avais exactement le même ressenti dans Harry Potter et la coupe de feu, c'est vous dire. C'était même pire alors, je trouvais que tout cela faisait vraiment prétexte. Cela ne m'a toutefois pas empêchée d'adorer toute la saga). Ici, les jeux ont une véritable importance dans la débandade politique en cours à Larispem, donc malgré tout, ça passait mieux pour moi. Je trouve excessives les épreuves, imposées sans adaptation à l'âge des participants. Certes, la vie est dure à l'époque, mais j'ai trouvé que pour des jeux censés prouver la grandeur de la cité, manquer tuer les participants toutes les cinq minutes était un choix curieux.
Ensuite, les rapports entre les personnages tournent beaucoup au drame et sur la durée, j'ai trouvé ça difficile à encaisser. Là encore c'est très personnel, mais j'aurais aimé un rien plus de positif. Je ne veux pas trop en dire, c'est émouvant, c'est intéressant et c'est remarquablement bien géré de la part de l'autrice, mais j'aurais aimé pouvoir sourire à un moment donné. Je sais que la tendance est au sombre, aux personnages en souffrance, je suis sûre que bien des lecteurs trouveront ça formidable (encore une fois, c'est qualitatif dans l'exécution) mais moi ça m'a déprimée.
Malgré tout, je recommande chaudement cette lecture, pour sa couleur, son dynamisme, son univers et l'humanité de ces personnages, tous attachants. J'attends avec impatience le troisième opus, dans l'espoir qu'il m'apportera, en plus du reste, un peu plus de lumière.


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